Chroniques (66)
Découvrez une sélection de chroniques d'Adrien et de Vincent Duke, prophètes des temps modernes qui révéleront à vos oreilles les merveilles obscures d'hier et de demain.
![[Chronique] Ancestors - Neptune with Fire [Chronique] Ancestors - Neptune with Fire](/images/stories/chronique/ancestors-nepture-with-fire-ban.jpg)
Bien que nous soyons face à un album de 2 morceaux pour un total de 38 minutes, je ne sais pas par quel bout commencer. 2 morceaux et 38 minutes et autant à dire, autant à vivre. Ancestors est un de ces groupes à vous faire chavirer d'une seconde à l'autre, sans prendre le temps de vous ménager, non, parce que la musique et en particulier la leur, ce n'est pas être ménagé, ce n'est pas un seul et même schéma, c'est le risque et l'inconfort momentané d'un mur de son larsené pour accéder à la grâce. Ancestors, c'est la vie.
[Chronique] Love Sex Machine - Love Sex Machine
Écrit par William Paulhus
Sexe anal avec une vierge décédée… Vous ne vous êtes pas trompés, vous êtes bien sur Pelecanus. Qu'est-ce que vous venez de lire? C'est simple, il s'agit de la traduction du premier morceau de l'excellent album éponyme des Love Sex Machine. Vous avez sans doute entendu parler de ce tout nouveau groupe qui surgit de nulle part avec un album qui tue. Le verbe tuer est ici bien choisi, puisque cette première parution du groupe lillois vous transporte dans la peau du général le plus infâme de l'histoire. C'est du moins ce que je ressens lorsque j'écoute cette débauche musicale, je m'imagine conduire un char d'assaut au beau milieu d'un champ de bataille meurtrier et destructeur. Ne cherchez plus ce qui motivait les troupes lors de la Seconde Guerre mondiale: la réponse est là . Les forces de l'Axe ont inventé une machine à voyager dans le temps et se sont téléportés dans un concert des Love Sex Machine en 2012. Ils sont rentrés au bercail avec un vinyle, ne cherchez pas plus loin.
[Chronique] Orange Goblin - Eulogy for the Damned
Écrit par Vincent DukeOrange Goblin revient après presque cinq ans d'absence discographique. Que dire… ENFIN! Eulogy for the Damned est un album chargé. Pas d'autre façon de le décrire.

Je ne sais pas si vous serez d'accord avec moi, mais à chaque fois que je réalise un classement de mes parutions favorites d'une année musicale… et bien je regrette à la seconde même où j'envoie la liste de façon officielle. J'imagine que vous êtes dans la même situation que moi, c'est toujours lorsqu'on croit avoir tout fixé qu'un groupe titanesque vient nous faire mentir.
En pleine soirée avec des comparses mélomanes à la maison il y a quelques semaines, avec, évidemment, de la bonne musique en arrière-plan, nous étions en train de rire bêtement devant les 10 premières minutes de "Kung-Pow" où un nourrisson chute dans un ravin... jusqu'au moment où Orchid a décidé de résonner en fond. Aussitôt, que dis-je, instantanément, un ami est sorti de son fou rire pour hurler "AURAIS-JE OUBLIÉ D'ÉCOUTER UN ALBUM DE BLACK SABBATH ???".

Œuvre sonique en perpétuel mouvement, le duo montréalais AUN a certainement signé en 2011 avec Phantom Ghost son album qui collerait le plus avec tous les synonymes possibles du mot "captivant". L'exercice habituel d'étiquetage musical que nous adorons pratiquer, bien souvent par facilité d'expression, est d'une certaine difficulté avec AUN et c'est en ça que l'on reconnait les excellents plasticiens du son que sont les membres du groupe.
[Chronique] Earth - 2: Special Low-Frequency Version
Écrit par Adrien
Salut à toi jeune dépravé, bienvenue dans un monde merveilleux, pas celui de Whirlpool, mais plutôt celui de la dépravation degueulasse, de l’endoscopie du cerveau et du hachage menu des neurones. En cette belle année 1993, pendant que tu te trémoussais sur les dance-machines de Bercy, un groupe inventait à lui seul un genre musical : le drone.
"Au début on cherche un peu ses repères ou des références auxquelles rattacher le groupe. Mais c'est vite peine perdue face à cet amas destructuré d'ambiances poisseuses et de sonorités tordues. On ressent plus ou moins l'énergie primaire du rock'n'roll et du blues des débuts et cette impression d'inconfort et d'incompréhension qu'auraient pu avoir les premiers auditeurs de ces musiques"...
![[Chronique] Will Haven - Voir dire [Chronique] Will Haven - Voir dire](/images/stories/chronique/pochettes/will-haven-voir-dire-chronique.jpg)
Quand j'ai écouté les premières minutes de "Held to Answer", puis l'enchainement avec "When the Walls...", titre will havenien monstrueux avec Grady qui hurle, oui, je l'avoue, j'ai eu une petite larme à l'oeil. J'ai surtout réalisé à quel point j'avais laché injustement l'affaire avec Will Haven, pourtant l'un de mes groupes favoris entre 1997 et 2002. Puis leur split, leur disque sans âme avec un autre chanteur avait eu raison de mon engouement : avant d'avoir enclenché "voir dire" dans le lecteur, ça devait faire au moins 6 années que je n'avais pas écouté le combo de Sacramento, et là , ça y est, ILS étaient de retour. Donc séquence émotion...
[Chronique] The Desert Sessions - Volume I. Volume II
Écrit par Adrien![[Chronique] The Desert Sessions - Volume 1 & 2 [Chronique] The Desert Sessions - Volume 1 & 2](/images/stories/autres_news/desert-session-01-chronique.jpg)
Les generator parties instaurées par Kyuss (qui consistaient donc à jouer dans le désert de Palm Springs avec des groupes électrogènes) ont donné l’idée au guitariste Josh Homme (Kyuss, Queens Of The Stone Age) de se réunir au studio du ranch de la lune (« rancho de la luna ») à Joshua Tree, près du désert, afin d’y enregistrer des jams collectifs avec des musiciens tous collaborateurs. Pas de line-up stable, et une durée très courte d’enregistrement, voici le principe des Desert Sessions.
« Noël dans ma boite aux lettres, joie et boner dans mes bobettes ! ». C’est à peu près en ces termes que je me suis exprimée en recevant le joli digipack noir et or consacré à la tournée d’Oxbow en 2009, qui marquait les vingt ans de carrière du groupe.
Small Stone est un des meilleurs labels quand il s'agit de signer des groupes de stoner/southern/desert rock et Dixie Witch en est une preuve de plus. D'ailleurs, le groupe est à la croisée des trois chemins. Le trio – oui, encore le nombre trois ; un signe ? - texan démontre que la formule magique guitare/basse/batterie fonctionne, et fonctionnera, toujours.
[Chronique] S/V\R - D/MO et Perdue/Abattue
Écrit par William Paulhus![[Chronique] S/V\R - D/MO et Perdue/Abattue [Chronique] S/V\R - D/MO et Perdue/Abattue](/images/stories/chronique/ban-svr.jpg)
Montréal renferme une grande quantité de secrets bien gardés, autant en musique que dans les arts en général. Heureusement, la chance nous guide parfois au bon endroit, au bon moment. C'est ce qui est arrivé lors d'une sombre soirée passée à la Death House, recroquevillé en observant Monarch! qui déconstruisait les atomes crasseux de cette petite salle avec leur Doom extrêmement violent. Sans entrer dans les détails, c'est durant cette nuit que j'ai fait la rencontre de l'un des deux membres du nouveau projet S/V\R (acronyme ayant pour signification Sévère).
Derrière ce nom qui reprend un titre d'un album de Neil Young se cache Garred O'Donnell, le guitariste et chanteur de feu Planes Mistaken For Stars. Et à l'écoute des neufs titres qui composent cet album, la filiation est assez évidente, aussi bien avec Young que PMFS. Ne croyez pas à une redite. Non, je parle des ambiances, du côté déchiré et déchirant qui émane de la voix de Garred, de cette capacité à mettre ses tripes sur la table, à tout sortir d'un coup. L'exutoire d'un de ces êtres qui a trop souffert, trop longtemps, trop durement.
![[Chroniques] Vestiges/Ghaust - Split [Chroniques] Vestiges/Ghaust - Split](/images/stories/autres_news/vestiges-ghaust-split.jpg)
Pour la première fois depuis 2010, le groupe de post-metal originaire de l'État de Washington nous revient avec du nouveau matériel. Leur toute première parution intitulée The Descent Of Man fut l'un des albums qui m'ont le plus marqués au cours des dernières années. Ce long périple de musique violente et obscure nous faisait voyager dans une situation où l'humanité était en période d'auto-destruction. Les paroles de ce premier opus étaient extrêmement bien ficelées et le résultat se mariait à merveille avec le post-metal que les quatre autres musiciens avaient réussi à créer en arrière-plan. Les influences black-metal et hardcore n'étaient pas sans rappeler des groupes comme Fall Of Efrara et le Year Of No Light de l'époque Nord.
Après un album «live» partagé avec le groupe canadien Burning Love, «Live At The Atlantic : Volume Four», sorti un peu plus tôt cette année, le groupe de Louisville revient déjà avec cet EP.
Un seul reproche à ce disque : ce n'est qu'un EP !!! Seulement trois titres !!! Peut-être est-ce un peu court pour une chronique ? Mais ce sera suffisant. Enfin, je vais me forcer, et croyez-moi, à l'écoute de " Invisible White ", ce n'est pas une mince affaire.
ATTENTION!!! Précaution d'usage à respecter : tout individu souhaitant écouter cet album doit au préalable s'échauffer correctement les muscles du cou et avoir consulté un kinésithérapeute pour vérifier qu'il ne souffre d'aucun problème aux vertèbres cervicales.
Ah, Craft... Pas besoin de réfléchir ou de faire le moindre effort de conceptualisation. Je débranche le cerveau, je lance le disque et j'ai peur. Les instincts suffisent amplement pour écouter " Void ", digne et Ô combien merveilleux successeur de " Fuck The Universe ".
[Chronique] Uncle Acid And The Dead Beats - Bloodlust
Écrit par Vincent Duke
Un groupe sorti de nulle part, un premier album arrivé sur Terre comme par enchantement, une pochette ultra vintage et un son à pleurer des larmes de sang. Voilà MON coup de coeur de l'année : Uncle Acid And The Deadbeats.




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