Chroniques - Découvrez une sélection de chroniques des membres de l'équipe, prophètes des temps modernes qui révéleront à vos oreilles les merveilles obscures d'hier et de demain. (121)
[Chronique] Ólafur Arnalds / Nils Frahm - Stare (2012)
Écrit par Bakt El RaalisJe termine ma bière et regarde les centaines de milliers de micro-bulles glisser dans ce cercle de verre. Mon casque enfourché sur les oreilles, je me glisse doucement entre ces dernières pour les prochaines 25 minutes. Ouais, c'est à peu près à ça que ressemble une collaboration entre Ólafur Arnalds et Nils Frahm...
Un sludge bien tassé de black, de trash, de death et de doom, c’est ce que Lord Mantis nous offre sur ce deuxième album. Comportant des membres de Nachtmystium et Von, le « premier » groupe de black metal américain, circa 1990, ainsi que le batteur d’Indian, Lord Mantis se complait à offrir une version crade, tout de même bien produite, de leurs pièces.
[Chronique] Falling Down IIV compilation (2012)
Écrit par Bakt El Raalis
Avant l'ère de la toile, un des moyens les plus efficaces de percevoir l'écho des abysses de la créativité musicale était les fanzines. Imprimés puis distribués par voie postale ils inondaient la planète entière contre quelques timbres. Puis le virtuel a débarqué dans nos vies. Les plateformes de diffusion telles que les blogues et leur facilité de création ont permis à des gens peu à peu de se passer du papier pour créer un réseau formidable d'échange immatériel, plus dense et polymorphe. L'information reste la même, les canaux de diffusion évoluent, la Terre tourne encore et encore. Nous sommes à une époque de notre civilisation qui ne laissera presque pas de traces ou très peu comparé à nos aïeux. À l'heure de l'immatériel et des données dans les nuages, un binôme a pris l'initiative courageuse de nous pondre sur un support physique une trace sonore de leur époque. Certes cette trace ne sera, comme tout, pas éternelle. Cela dit avec ses artworks signés Synckop, son DVD débordant de contenus signés Mariexxme, l'édition IIV de la compilation Falling Down risque de vous rester gravée dans la rétine et dans les oreilles pour un bon moment.
- Synckop
- Vespero
- Sendelica
- Ethereal Riffian
- Ayahuasca Dark Trip
- Syndrome
- Terra Tenebrosa
- Black Sun
- Aidan Baker
- Planning For Burial
- Dyskinesia
- The Flying Eyes
- Ocoai
- Hopewell
- Falling Down IIV
- Sorties 2012
- monarch
- 2012
- Vanessa Van Basten
- Rorcal
- Mouth of the architect
- chronique
- mariexxme
- mars red sky
- The Winchester Club
- julie christmas
- year of no light
- falling down compilation
- dvd
- cd
[Chronique] Burning Love - Rotten Thing to Say (2012)
Écrit par Bakt El Raalis
Il y a de ces groupes qui dépassent les simples étiquettes "hardcore" ou "punk". Il y a de ces groupes qui méritent tout simplement d'être déclaré comme une partie de ce qu'est le Rock'n'Roll à une époque donnée et ce, même si le groupe n'a pas une carrière ni une discographie aussi fournie que ma ville l'est d'épaves alcooliques. Parmi ces groupes : Burning Love.

Certes cet opus de Godflesh est aussi terrifiant qu'assommant, mais on peut se demander pourquoi un label comme Earache (avec tout le circuit qui va avec) a pris le partie de continuer à soutenir l'infernal duo après le bide qu'a pris "Streetcleaner". Nous sommes en 1992, en pleine vague grunge, et Godflesh détonne par sa capacité à nous sortir ce bloc froid, machinesque et monolithique qu'est "Pure".
[Chronique] It's Casual - The New Los Angeles (2012)
Écrit par Vincent Duke
Je n'écoute plus autant de hardcore que dans mes jeunes années mais, à l'occasion, il me passe un disque entre les mains, conseillé par un camarade. C'est exactement le cas pour "The New Los Angeles" de It's Casual, groupe de Los Angeles. Résultat? Cervicales brisées…
[Chronique] Earth - Angels of Darkness, Demons of Light II (2012)
Écrit par Bakt El Raalis
C'est encore une fois à travers les somptueux artworks ethnico-mystiques de Stacy Rozich que Earth nous propose le deuxième et dernier volet d'Angels of Darkness, Demons of Light. Est-il encore nécessaire de présenter la carrière étonnante de ce groupe devenu mythique tout au long de leurs parutions ? Je me surprenais même à découvrir il y a quelques temps (sur le site de la violoncelliste du groupe Lorie Goldston) que des chroniques d'album du groupe étaient présentes sur des sites comme le New-York Times, le Guardian ou BBC Music, je me demande donc au passage où sont les journaux français qui auront l'audace et le goût de nous faire un jour ce cadeau.
[Chronique] The White Buffalo - Once Upon A Time In The West (2012)
Écrit par Vincent DukeAttention chef d'oeuvre! "Once Upon A Time In The West", le second album de The White Buffalo est enfin disponible. Et il confirme tout le bien qu'il était possible de penser de lui après ses précédents disques.
[Chronique] Lilacs and Champagne - Lilacs and Champagne (2012)
Écrit par Bakt El Raalis
Quand 2 musiciens (et responsables de la productions de Grails, soit Alex Hall (guitariste) et Emil Amos (guitariste/batteur), s'associent, cela suscite forcément et instantanément un certain intérêt par chez moi. Je crois déjà avoir usé par le passé de tous les synonymes du mot "catin" pour vous démontré mon amour du groupe. C'est donc sous le sobriquet de Lilacs and Champagne, reflétant d'ailleurs étrangement à la perfection leur patchwork trip-hop aux teintes 70's qui crépitent, que nos 2 amis ont décidé de présenter un premier opus éponyme via Mexican Summer il y a quelques mois.
Morne fait partie de cette seconde vague de groupe « crust-punk » vivement influencée par les immortels Amebix et Neurosis ainsi que la vague des groupes anglais des années 80 (Doom, Rudimentary Peni...). Il n'y a cependant pas d'effervescence au goût du jour digne de certains jeunots contemporains qui finit souvent par devenir bien plat et sans énergie. « Asylum » nous propose des titres soignés avec une signature distincte comportant claviers (bien que subtils) ainsi qu'orchestration occasionnelle (gracieuseté de Kris Force d'Amber Asylum) qui offrent une touche cinématique. Même s'il est plus basé « mid-tempo » que leur précédent album, « Untold Wait », l'efficacité réside toujours dans les riffs mémorables placés au bons endroits. « I will See You », titre durant 10:40 minutes, se permet un hochement de tête agréable à sa troisième minute et la suite s'en permet d'autres tout aussi mémorables. Il y a cette dynamique qui est agréablement bien contrôlée, les bouts lents ne sont pas trop longs et la répétition des riffs est restreinte, ce qui permet une écoute fort agréable sans se lasser.
[Chronique] The Great Sabatini - Matterhorn (2012)
Écrit par Vincent Duke
"Tu décrisses d'icitte tout de suite avec ton Arcade Fire de maaaarde et la prochaine fois que tu viens me parler de rock, si tu cites pas The Great Sabatini, t'es mort."

La France est mon pays de prédilection pour la musique lourde, et je vais en remettre avec l'excellent EP du groupe Crown. Je vous promets que ce duo Colmarien livre la marchandise, vous comprendrez rapidement que la rigolade n'est pas au rendez-vous. Les premiers rugissements apparaissent avant même que le morceau soit entamé, votre doigt est encore sur le bouton "play" et vous avez déjà droit à des martèlements déconstructeurs.

"Vous avez essayé de joindre Vincent Duke; il est indisponible pour le moment. En train d'écouter en boucle le nouvel album de Ancestors, il se trouve actuellement au fin fond de la voie lactée. Merci de laisser votre message après l'explosion de super nova…"
Est-ce facile pour un groupe de porter le nom de Conan? Dans le sens où il n'y a pas de place à l'erreur, ni à la demi-mesure : on ne rigole pas avec un des personnages les plus célèbres de l'Histoire! (ndr : cette dernière remarque ne s'applique pas au dernier film en date) Après un premier EP, "Horseback Battle Hammer", déjà bien barbare, en 2010, les Anglais reviennent avec un premier album. Méritent-ils de porter le nom de l'illustre guerrier?
[Chronique] Verdun - The Cosmic Escape Of Admiral Masuka (2012)
Écrit par Bakt El Raalis
Quand j'étais petit, aller à Verdun, c'était la sortie du dimanche. Messe/rosbif et pommes dauphines/ossuaire de Douaumont : la vie, la vraie. Alors aujourd'hui, excusez-moi d'être doom hein! Autant dire que quand j'ai un, vu le nom de ce groupe, deux, su qu'ils étaient français, c'était tout un challenge pour eux de combler l'enfant de la Lorraine que je suis.
![[Chronique] Ancestors - Neptune with Fire [Chronique] Ancestors - Neptune with Fire](/images/stories/chronique/ancestors-nepture-with-fire-ban.jpg)
Bien que nous soyons face à un album de 2 morceaux pour un total de 38 minutes, je ne sais pas par quel bout commencer. 2 morceaux et 38 minutes et autant à dire, autant à vivre. Ancestors est un de ces groupes à vous faire chavirer d'une seconde à l'autre, sans prendre le temps de vous ménager, non, parce que la musique et en particulier la leur, ce n'est pas être ménagé, ce n'est pas un seul et même schéma, c'est le risque et l'inconfort momentané d'un mur de son larsené pour accéder à la grâce. Ancestors, c'est la vie.
[Chronique] Love Sex Machine - Love Sex Machine
Écrit par William Paulhus
Sexe anal avec une vierge décédée… Vous ne vous êtes pas trompés, vous êtes bien sur Pelecanus. Qu'est-ce que vous venez de lire? C'est simple, il s'agit de la traduction du premier morceau de l'excellent album éponyme des Love Sex Machine. Vous avez sans doute entendu parler de ce tout nouveau groupe qui surgit de nulle part avec un album qui tue. Le verbe tuer est ici bien choisi, puisque cette première parution du groupe lillois vous transporte dans la peau du général le plus infâme de l'histoire. C'est du moins ce que je ressens lorsque j'écoute cette débauche musicale, je m'imagine conduire un char d'assaut au beau milieu d'un champ de bataille meurtrier et destructeur. Ne cherchez plus ce qui motivait les troupes lors de la Seconde Guerre mondiale: la réponse est là. Les forces de l'Axe ont inventé une machine à voyager dans le temps et se sont téléportés dans un concert des Love Sex Machine en 2012. Ils sont rentrés au bercail avec un vinyle, ne cherchez pas plus loin.
[Chronique] Orange Goblin - Eulogy for the Damned
Écrit par Vincent DukeOrange Goblin revient après presque cinq ans d'absence discographique. Que dire… ENFIN! Eulogy for the Damned est un album chargé. Pas d'autre façon de le décrire.

Je ne sais pas si vous serez d'accord avec moi, mais à chaque fois que je réalise un classement de mes parutions favorites d'une année musicale… et bien je regrette à la seconde même où j'envoie la liste de façon officielle. J'imagine que vous êtes dans la même situation que moi, c'est toujours lorsqu'on croit avoir tout fixé qu'un groupe titanesque vient nous faire mentir.
En pleine soirée avec des comparses mélomanes à la maison il y a quelques semaines, avec, évidemment, de la bonne musique en arrière-plan, nous étions en train de rire bêtement devant les 10 premières minutes de "Kung-Pow" où un nourrisson chute dans un ravin... jusqu'au moment où Orchid a décidé de résonner en fond. Aussitôt, que dis-je, instantanément, un ami est sorti de son fou rire pour hurler "AURAIS-JE OUBLIÉ D'ÉCOUTER UN ALBUM DE BLACK SABBATH ???".

![[Concours] Black Cobra + Bison BC + Arabrot + invités : 2 places à gagner pour le concert à Paris le 31 mai black-cobra-pub-droite-hibooking-2013](/images/stories/pubs/black-cobra-pub-droite-hibooking-2013.jpg)


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